Personnes en situation de handicap : et pourquoi pas un bilan de compétences ?

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Le quotidien est constitué d’une série d’obstacles pour les personnes en situation de handicap. En effet, ils doivent faire face aux préjugés et développer une confiance en soi sans faille, notamment pour apprivoiser le monde du travail. Rappelons que le Code du travail stipule que toute personne handicapée peut aspirer à un travail en milieu ordinaire. Qui plus est, elle doit pouvoir se déplacer en toute sécurité dans les locaux de l’entreprise, peu importe le handicap. Bien évidemment, des aides et les bilans de compétences sont aussi sollicités pour faciliter leur accès ainsi que leur maintien dans l’emploi.

Handicap : qu’est-ce qu’un milieu de travail ordinaire ?

Le milieu ordinaire de travail est l’environnement professionnel que nous connaissons tous et qui regroupe aussi bien les sociétés privées que les entreprises publiques. Ajoutez-y les entreprises adaptées (EA) ou encore les centres de distribution de travail à domicile (CDTD).

Naturellement, le milieu de travail ordinaire n’inclut pas les établissements et les services d’aide par le travail ou ESAT, considéré comme un milieu protégé. Il faut toutefois rappeler que c’est la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui a pour rôle d’orienter la personne en situation de handicap vers un environnement de travail adapté à son état. Le but étant que le salarié puisse s’intégrer dans les meilleures conditions.

Formation pour les handicapés : le bilan de compétences

Le bilan de compétences est un dispositif essentiel dans le cadre de la formation pour les handicapés. Il est tout aussi indiqué dans le cas de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

En effet, ce fameux bilan est promu notamment par des sites spécialisés tels que Evoléo qui proposent également de nombreuses formations pour le public handicapé : langues vivantes, bureautique, management.

Le bilan de compétences consiste en une série d’analyse des compétences personnelles, mais surtout professionnelles d’un individu. Ses aptitudes, ses motivations sont également prises en compte pour mieux déterminer le projet de formation ou professionnel le plus adapté à une personne handicapée ou non. Toute personne engagée dans un bilan de compétences bénéficie ainsi d’un accompagnement personnalisé et de l’expertise d’un consultant.

Comment se déroule le bilan de compétences ?

En pratique, le bilan de compétences dans le cadre d’une formation pour les handicapés se déroule en trois étapes. Un entretien préliminaire sera ainsi réalisé en premier lieu, impliquant la description du contexte de la démarche, la détermination des besoins, la présentation de la méthodologie à appliquer.

Dans un second temps, il y a la phase d’investigation qui consiste à faire le point sur le capital personnel et professionnel de l’individu. Une exploration projective visant à élaborer les projets sera à l’ordre du jour. La troisième et dernière étape sera focalisée sur la mise en place d’un plan d’action.

À quel stade faut-il réaliser un bilan de compétence ?

Que vous soyez une personne handicapée ou non, le bilan de compétence s’impose notamment lorsque vous aspirer à évoluer professionnellement. Il peut notamment s’agir d’une envie de changer de poste, de monter dans la hiérarchie ou de se reconvertir professionnellement. Ce dispositif permet surtout d’évaluer les capacités d’une personne à évoluer, créer son entreprise ou donner une nouvelle dynamique à une carrière qui tend à stagner.

Qui finance le bilan de compétences et la formation pour les handicapés ?

Le bilan des compétences ainsi que le plan de développement qui en résulte sont généralement financés par l’employeur. Pour ce qui est de la formation proprement dite, elle est prise en charge partiellement ou intégralement par l’OPCO (Organisme Paritaire Collecteur) et ce, en fonction du budget disponible sur le compte personnel de formation (CPF) du bénéficiaire. Ce dernier peut aussi demander un bilan de compétences en son nom et l’auto-financer.

Quelles aides favorisent l’accès à l’emploi des personnes handicapées ?

Diverses aides spécifiques ont été mises en place pour encourager les entreprises à recruter des personnes en situation de handicap. Il s’agit entre autres du dispositif de reconnaissance de la lourdeur du handicap.

Cette aide vise à financer les charges engendrées par une réorganisation du mode de travail et compense le manque à gagner. Et pour remédier aux difficultés d’apprentissage rencontrées par certaines personnes handicapées, ce dispositif prévoit le recours à un accompagnant professionnel.

L’aide à l’aménagement des postes de travail est dédiée aux entreprises qui comptent des personnes en situation de handicap parmi les salariés. En effet, elles doivent faciliter l’accès aux postes de travail ainsi qu’aux équipements individuels, ce qui implique des coûts plus ou moins importants. Cette aide est aussi disponible pour améliorer l’encadrement du salarié handicapé pour qu’il puisse s’adapter rapidement à son environnement professionnel.

De quel statut bénéficie un salarié handicapé ?

Rappelons que toute personne handicapée qui évolue en milieu ordinaire est considérée comme n’importe quel salarié. De ce fait, l’entreprise qui l’emploie doit garantir une égalité de traitement, et ce suivant le principe de non-discrimination.

Et dans certains cas, les différences de traitement à l’égard des personnes handicapées doivent être tolérées. Mais attention, il faudra qu’un médecin vienne confirmer l’inaptitude du salarié en situation de handicap.

Quelle est la rémunération d’un travailleur handicapé ?

S’il évolue dans un milieu ordinaire, le salarié handicapé touche le même salaire qu’un employé lambda à compétences égales. Autrement dit, il touche au minimum le SMIC, comme n’importe quel employé, et ce, sans souffrir d’un éventuel abattement.

Aucune discrimination ne sera admise, et cela reste valable lorsque le salarié handicapé fait l’objet d’un licenciement. En revanche, il ne peut être remercié en raison de son handicap, sauf si le médecin du travail le déclare inapte à assurer ses fonctions. Il faut aussi savoir que dans le cas d’un employé en situation de handicap, la durée du préavis est systématiquement doublée.

Maintien dans l’emploi des personnes handicapées : que dit la loi ?

Selon les textes, les grandes surfaces dédiées au bricolage, dont l’effectif excède 20 personnes, sont tenues d’embaucher des personnes handicapées, à raison de 6 % de leur effectif. Bien sûr, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres en vue d’insérer et maintenir dans l’emploi les personnes en situation de handicap.

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